
L'empreinte du chien noir
Des textes qui ont du mordant!
Panurgus banksianus

James Lindsey at Ecology of Commanster, CC BY-SA 2.5 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5>, via Wikimedia Commons
Physionomie
Elles arborent le noir fièrement et possèdent un gabarit de taille moyenne puisqu’elles mesurent entre 10 mm et 12 mm. Elle est noire et brune. Néanmoins, ici et là trainent des lignes à intervalle brunes et noires sur son abdomen. Les ailes revêtent un brun translucide. Elle ne se targuera pas d’être la plus poilue des Andrenidae. Certes, la partie supérieure des pattes-arrière et du milieu sont poilues à souhait. Cette caractéristique fait d’elle une des rares espèces pourvue de pattes spécialement conçues pour la collecte de pollen. C’est beaucoup moins le cas pour le thorax et la tête. À ce rythme, il vaut mieux faire preuve d’humilité.
Éclosion, nidification et reproduction
Elles éclosent entre juin et aout. La femelle construit souvent un nid dans des sols sableux, des pâturages, des prairies, des steppes, des zones agricoles, des zones cultivées et des jardins où les jeunes pourront grandir en toute sécurité. Le processus de reproduction va suivre son cours (œufs, larves, nymphe, adulte).
Socialisation, habitat et alimentation
Cette dernière n’est pas plus sociable que ses autres acolytes. Les larves se trouvent dans le nid, généralement dans des zones sablonneuses. À l’âge adulte, on la trouvera plus spécifiquement dans des endroits riches en pollen et nectar. Elle se nourrit exclusivement de nectar et de pollen à l’état larvaire et à l’âge adulte. D’ailleurs, elle gorge tellement ses pattes poilues de pollen afin de nourrir ses petits qu’elle en échappe par inadvertance sur les fleurs, ce qui aide à la production des plantes. Comme la Calliopsis, Panurgus banksianus préfère les Astéracées. Son dada demeure les fleurs jaunes pétantes.
Prédateurs
Les oiseaux, les rongeurs et les araignées se régalent à l’idée de pouvoir savourer ce genre d’abeille à l’état larvaire. À l’état adulte, Panurgus attire surtout l’attention des guêpes Cercerys rybyensis.
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Sources
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Morphologie et Taille (10-12 mm) :
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Atlas de la faune de Suisse (info fauna) : Confirme la taille de 10-12 mm, le corps noir brillant et la pilosité orange-jaune caractéristique des pattes (scopa) chez la femelle.
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BWARS (Bees, Wasps & Ants Recording Society) : Détaille l'aspect "scantily-haired" (peu poilu) du corps par rapport aux pattes arrière très fournies.
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Habitat et Nidification (Sols sableux) :
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Atlas Hymenoptera (Belgique) : Précise que l'espèce est univoltine (juin à août) et préfère les milieux ouverts, les prairies et les sols sablonneux ou argileux pour creuser ses terriers.
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Manche-Nature (L'Argiope n°90) : Documente des colonies nichant dans des sols nus, tassés, et même dans des jardins familiaux (graviers).
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Alimentation et Spécialisation (Astéracées) :
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Eurac Research (BEEhold) : Confirme que c'est une espèce oligolectique, spécialisée dans les fleurs jaunes de la famille des Asteraceae (sous-famille des Cichorioideae), comme les épervières (Hieracium).
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Prédateurs et Parasites :
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Commanster.eu : Liste explicitement la guêpe fouisseuse Cerceris rybyensis comme prédateur majeur de cette abeille.
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BWARS : Mentionne également le coucou-abeille Nomada similis comme principal cleptoparasite (voleur de réserves).
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